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Forever Young

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«Forever Young»

Cette œuvre est l’une des toiles les plus folles du peintre. On y voit un personnage dégénéré, très munchien mais qui ne se trouve pas dans l’anxiété que Munch rend dans “Le cri” mais plutôt dans une rage et une tétanie folle.

Le personnage est enragé. La puissance que le peintre fait passer dans ses œuvres s’y déploie à merveille ici.

Les couleurs explosent de la toile par les coulées, la vivacité, et la combinaison de celles-ci. Sa technique est à la fois très fluide et fine à certains endroits, et à l’inverse très épaisse et opaque à d’autres. Le peintre a été à la limite pour ne pas tomber dans le kitch et pour rendre un personnage effrayant malgré le festival de couleurs.

Cette toile montre encore une fois le style unique de l’artiste, qui est une belle combinaison de Soutine, Condo et Basquiat et est très facilement identifiable de par le symbole tiré de la toile nouvelle religion situé au cou du personnage ainsi que les diverses griffures et les couleurs très flashy. Il tord la réalité pour mieux restituer sa vision de celle-ci, entre rage, fureur et passion.

Œuvre unique de dimensions 65 H x 50 L x 2 cm.

Exécutée avec des acryliques fine art, de l’huile et de la bombe.

Un mot sur la démarche de l’artiste :

Elle se divise en deux pans.

Le premier, la figuration libre :

Qui est essentiellement qualifiée par des portraits hallucinées. Ceux-ci sont pour Atarax étroitement liés à la fureur de notre temps. Le complotisme, et les fake news ont pris tant de place dans la psyché moderne, qu’ils détruisent la société de l’intérieur, par les réseaux sociaux.

Celle-ci se voit propulsée dans une aliénation et une démence presque généralisée. Ce qu’il qualifie de nouveau siècle obscur, de faillite de la pensée.

La société du Spectacle deborienne victorieuse.

Sa démarche, contrairement à Ghenie, n’est pas ancrée dans le passé par quelques personnages historiques mais bien dans le présent par une vision psychotique de la figure, nous amenant vers un grotesque presque affreux tant celles-ci n’ont plus rien grand-chose d’humain.

Pourtant, ce retournement ne les rend que plus vraies, comme-ci l’enfer qui les habitait était bien leur propre humanité et pas autre chose. Ce que l’on a fait d’elles et ce qu’elles ont fait d’elles-mêmes.

La deuxième, l’abstraction :

Atarax avait besoin de compléter sa démarche souvent rugueuse par une peinture plus intuitive, plus apaisée.

Laissant un champ plus large à la création. Contrairement à la figuration aussi libre soit-elle, l’abstrait amène une liberté, et un lyrisme dans le geste plus larges.

C’est dans cet optique que le peintre a travaillé. Sa peinture abstraite est à la fois dans la veine des nuagistes parisiens des années cinquante et septante de Philippe Benrath et est très liée à la calligraphie, ce qui en fait de l’expressionisme abstrait.

Tout comme ses portraits, il en ressort une peinture puissante, qui a en filigrane une force à nous impulser. Il utilise des brosses, des gros pinceaux et a une approche presque mystique de la peinture.

C’est-à-dire qu’il veut traduire; à la manière de Rothko, son émotion dans le tableau, il y passe souvent plusieurs heures avant de trouver, d’aboutir à quelque chose.

Une démarche risquée, épuisante souvent, presque kamikaze si le résultat n’est pas à la hauteur de ses espérances.

Mot du peintre :

En conclusion, je peux dire que je suis dans une démarche Vitaliste. Je travaille par la peinture au jaillissement, à la transmission d’états émotionnels, de la force vitale.

Cette démarche est très spontanée, les toiles et les images sont travaillées et incubées en amont, par ce que je lis, je vois et je pense.

Devant la toile, je ne sais généralement pas ce que je vais faire. Je peux rester quelques heures dans une impasse pour y sortir d’un coup d’éclat. La toile changeant radicalement.

J’aime beaucoup cette notion de risque et d’incertitude, d’accidents.

A l’image de la vie, c’est un combat avec obligation de victoire.